« Une folie passagère » de Nicolas Robin (Anne Carrière) * une comédie romantique aérienne

Faites-vous partie de celles et ceux qui regardent avec des étoiles plein les yeux les hôtesses de l’air et stewards, admirant leur style, leur charme, enviant leur aisance en vol et leur taille de guêpe ? Si tel est le cas, ce roman va vous charmer ! Mieux, il va vous combler. Si ce n’est pas le cas, nul doute que vous ne regarderez jamais plus les équipages des avions que vous emprunterez …

Car Bérengère est un modèle dans le genre, une hôtesse de l’air au style, au chignon et au flegme à toute épreuve. Depuis des années (ou décennies, mais épargnons son amour propre), elle parcourt le monde comme elle en a toujours rêvé, servant, apaisant, consolant des passagers de toutes nationalités et plus ou moins aimables. Bérengère prend son métier très au sérieux ; mieux, c’est pour elle une vocation dont elle a fait le centre de son existence… en fait non, une vocation qui a dévoré toute sa vie. Car a 40 ans, Bérengère est toujours célibataire et n’a pas d’enfant, alors même qu’elle en a toujours rêvé et qu’elle s’évertue à trouver l’homme parfait. Mis à part ce point sensible, la vie de Bérengère est calibrée et réglée comme du papier à musique… jusqu’à une journée de St Valentin particulièrement désastreuse et qui va changer le cours de sa vie au hasard d’un vol dérouté.

Nicolas Robin signe là une comédie à la limite de la caricature, mais qui a le mérite de nous faire passer un très bon moment et sourire – voir rire – de nombreuses fois. Quelque peu naïve et fleur bleue, Bérengère n’en reste pas moins une femme de principe – à laquelle toutes les hôtesses de l’air ne souhaiteraient pas forcément être assimilées cependant -, attachante de maladresse, touchante. Certains rebondissements sont cousus de fils blancs mais qu’importe, le style de Nicolas Robin suffit à nous happer dès les premières pages – les mots et les tournures s’enchainent et se répètent en rythme, nous mettant le sourire aux lèvres et nous rappelant les principaux traits de caractère de notre amie hôtesse. Tout comme la couverture, le texte est acidulé et moderne, l’intrigue haute en couleurs et aérienne – et c’est ce qu’on gardera en tête en refermant cette comédie !

 

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Je ne sais pas dire je t’aime, Nicolas Robin, Editions Anne Carrière

Un titre intriguant qui donne tout de suite le ton ! Paris, ville romantique à souhait. Des chassé-croisé de personnes, et parmi eux ; Juliette, Francine, Ben, Joachim.

Juliette est vendeuse de chaussures mais n’en peux plus des gens qui puent des pieds. En apnée, elle l’est également en dehors du travail, perturbée par un évènement qui a bouleversé la jeune femme qu’elle est devenue. Outre sa collègue exécrable, ses seuls rapports humains sont avec Goldie, une prostituée, et sa psy.

Francine tente de combattre le sentiment de colère qui l’envahi lorsqu’elle découvre sur un papier d’état civil un détail que sa mère ne lui a jamais révélé sur sa naissance. Sa mère, qui est déjà décédée et ne pourra jamais lui expliquer. Francine se retranche dans le passé et imagine des scénarios, à défaut d’obtenir la vérité.

Ben vit avec son compagnon depuis plusieurs années, mais c’est désormais le silence qui a toute sa place dans l’appartement. La communication est rompue, leur amour s’essouffle, leur complicité ne connait plus les regards d’autrefois. Rester prisonnier ou partir ?

Joachim est bel homme, fort, musclé, il plait à la gente féminine mais c’est à Mélissa qu’il a donné son cœur. Et derrière son apparente virilité, se cache un homme sensible, fan de documentaires animaliers. C’est en direct à la télévision qu’il se fait larguer, lors d’une émission destinée à faire audience.

Ces personnages vont se croiser dans un Paris en pleine période d’élection présidentielle, à la recherche d’une seule et même chose ; le bonheur et l’amour. Lire la suite