L’année du flamant rose, Anne de Kinkelin, Editions Charleston

Louise est joaillière, elle imagine et crée de beaux bijoux pour toutes les occasions. Elle vit pour sa fille Rose depuis que son couple bat de l’aile et n‘est plus ce qu’il a été.
Ethel est corsetière, ses créations sont à l’image de ses clientes, qu’elle imagine pour leur rendre une meilleure estime de soi, pour améliorer leur vie. Celle d’Ethel demeure à contrario bien vide, malgré sa rencontre avec Oscar sur qui elle fonde beaucoup (trop ?) d’espoir.
Caroline est relieuse de livres anciens. Un métier passionnant qui renforce sa discrétion et sa timidité, ainsi que sa rêverie.

Un jour, Louise va craquer pour un flamant rose empaillé. Elle lui donne une place très importante dans son quotidien et à partir de là, c’est toute sa vie qui va changer.

Une rupture douloureuse, l’enfermement sur soi, puis l’espoir de nouvelles rencontres. Un an qui va bousculer la vie des trois femmes. Ces trois amies qui rêvent de grand amour, qui courent après le bonheur, qui place un immense espoir en la vie malgré les obstacles qu’elle va placer sur leur chemin. Lire la suite

Le masque de la tulipe noire, Lauren Willig, Diva Romance, Editions Charleston

Quel plaisir de replonger à nouveau dans cette fabuleuse romance historique !

Dans ce second tome, nous retrouvons Eloise qui poursuit des recherches pour sa thèse. Après avoir découvert l’identité de l’œillet rose (cf tome 1), Eloise, à travers les archives de la famille Selwick, découvre une autre appellation secrète ; la Tulipe noire. Un autre espion engagé, à l’importance capitale. Mais qui est-il ? Elle s’installe chez Colin, le descendant de la famille pour poursuivre ses recherches. Si ce dernier semble froid et n’est pas toujours agréable, Eloise le sent se détendre de plus en plus à son contact, et elle commence à éprouver de curieux sentiments à son égard…

Mais revenons à ces lettres qu’elle découvre ; après les correspondances d’Amy, ce sont celles de sa belle-sœur Henrietta qu’elle parcourt. Les courriers de la sœur de la célèbre Gentiane pourpre vont lui en apprendre plus sur son quotidien. Henrietta, que rien n’arrête, sa correspondance avec l’Œillet rose, son envie de s’investir pour le gouvernement et démasquer des espions – ce qui va se produire, malgré elle, et les sentiments qu’elle commence à éprouver pour Miles, le meilleur ami de son frère. .. de redoutables évènements l’attendent. Lire la suite

Ceux qui savent, Julien Messemackers, Editions Anne Carrière

Alexandre est papa d’un ado, Hélène, qui est malade depuis son plus jeune âge. Atteinte d’une maladie orpheline, la jeune fille a perdu également sa maman depuis peu, mais elle reste une ado profitant de la vie et de son père. Alexandre est quant à lui un peu débordé par le travail de papa à plein temps, légèrement rebelle et rock’n’roll, il souhaite le meilleur pour sa fille.

Voilà pourquoi il accepte la proposition du docteur Frederik Stern, un chercheur réputé, de venir interner sa fille à l’institut Stern, au beau milieu des montagnes suisses, afin qu’il puisse travailler sur son cas. De premier abord, c’est le bonheur parfait ; Hélène suit un traitement qui semble fonctionner, le docteur Stern est extrêmement confiant, et elle se lie d’amitié avec Simon, l’un des patients de l’institut. Amitié qui va vite se transformer en sentiments plus importants, au grand désespoir d’Alexandre qui voit sa fille devenir grande. Mais si ce n’était que cela…

Car Alexandre va faire de troublantes découvertes sur les véritables motivations de Stern. Paniqué, il veut à tout prix faire sortir sa fille de cet endroit, mais le prix à payer va être important. Car sur sa route se dresseront des difficultés, des obstacles, et des révélations encore pire que ce qu’il s’était imaginé… Lire la suite

« Les petites tempêtes » de Valérie Chevalier (Hurtubise) – Une idéale lecture plaisir

Souvenez-vous, nous avions adoré Tu peux toujours courir (Charleston) – tellement adoré que nous n’avons pas hésité une seconde en apprenant que son nouveau roman sortait à peu près en même temps au Québec (aux éditions Hurtubise)à faire le nécessaire pour l’avoir !!! Et oui, l’océan Atlantique est tellement peu de chose 😊

Et autant vous le dire tout de suite : Raphaëlle et ses aventures en valent très largement la peine !

Raphaëlle, nous la rencontrons par une stressante journée de rentrée scolaire alors qu’elle est adolescente. Réservée – voire renfermée -, elle a pourtant une certitude en voyant Chanterelle entrer dans la salle de classe : cette fille lui plait, et elle sera ainsi la parfaite voisine de bureau puis l’exubérante amie qu’elle gardera précieusement à ses côtés. Car Raphaëlle en est persuadée : la vie est une succession de tempêtes, dont certaines conduisent certes à de jolies rencontres, mais dont la plupart conduisent au naufrage. Se doter d’une bouée est donc une question de survie.

Au fil des chapitres, Valérie Chevalier dépeint avec authenticité et un humour efficace les étapes essentielles de la vie de la jeune fille, bientôt devenue femme : de la première fois au premier amour, des études abandonnées au métier-passion exercé avec talent, Raphaëlle, tel un bateau livré aux caprices de la mer, se laisse bercer ou s’efforce de ne pas sombrer. Parce que la vie est ainsi faite n’est-ce pas : on gagne et on perd, on aime et on pleure, on fait des compromis et on affirme ses valeurs, … on se découvre en un mot, et on se rend compte que si les autres sont essentiels à ce que nous sommes, c’est probablement parce qu’ils sont nos plus beaux révélateurs.

Une nouvelle fois, Valérie Chevalier met en scène une héroïne parfaite… et parfaitement à notre image. Maladroite, rêveuse, talentueuse, effrayée parfois, têtue souvent, fêtarde à ses heures, et obsédée par l’amour (des autres et avec un grand A), Raphaëlle est comme nous – et nous l’adorons rapidement pour ça !

Quel plaisir de se plonger dans ce roman frais, profond et terriblement bien écrit – quel plaisir de lire un nouveau roman de Valérie Chevalier – quel plaisir de vous en parler et de vous le conseiller.

Croisons maintenant les doigts pour que ce roman traverse bientôt l’Atlantique pour arriver le plus largement possible dans nos bibliothèques !

« Amuse-bouche » de Stéphane Carlier (le cherche midi) * délectable

Souvenez-vous, nous avions ADORÉ Grand amour et Les perles noires de Jacquie O de Stéphane Carlier, deux romans qui nous avaient émues et fait sourire. Vous imaginez donc bien que nous étions plus qu’impatientes de découvrir son nouveau roman, à la couverture si attrayante !

Cette fois, nous glissons avec ravissement dans les vies de Julien Forman, conseiller des Affaires étrangères en attente d’affectation, de Philippe Rigaud, diplomate qui voit approcher la retraite après une carrière en demi-teinte, de son épouse Marie-Ange, longtemps en retrait de sa propre existence, … Si tous les trois avait déjà eu l’occasion de se rencontrer – voire de discuter – une maladresse – que dis-je, une véritable boulette ! – va les précipiter dans un enchainement de circonstances pour le moins étonnantes, largement inconfortables, et totalement folles. Rien ne les avait préparés à ce déferlement de quiproquos, de malentendus, de révélations parfaitement orchestrés par un Stéphane Carlier au sommet de son art !

Vous l’aurez compris, Amuse-bouche (quel titre savoureux !!) est un chef d’œuvre, l’un de ces romans qui nous entraine de la première à la dernière page dans un univers à la fois familier et complétement décalé, mêlant la réalité et la fiction avec talent. On savoure les situations mises en scène chapitre après chapitre, se désolant parfois de la maladresse de Julien, se réjouissant souvent de l’émancipation de Marie-Ange, se délectant de la rencontre d’une galerie de personnages secondaires attachants, agaçants et si profondément… normaux. On glousse même parfois de voir mis en scène les travers des administrations françaises et internationales mais aussi des milieux privilégiés dans lesquels évoluent les personnages principaux. Ne vous y trompez cependant pas : comme dans ses précédents romans si cocasses et si drôles, Stéphane Carlier ne se limite pas à nous divertir. Entre les lignes, il y a des messages à lire : tolérance, absurdité des systèmes, dénonciations de stéréotypes et de l’intolérance ordinaire, …. Parce que rire de nos défauts est probablement la meilleure façon de les détecter et de les dépasser.

Amuse-bouche – mon Dieu quel titre inspiré quand on y pense ! -, ce sont donc 300 pages de plaisir que nous ne pouvons que vous conseiller de lire, d’offrir et de relire, et une nouvelle preuve (mais nous n’en avions pas besoin) que Stéphane Carlier est devenu pour nous un auteur incontournable.