Les couleurs de la vie, Lorraine Fouchet, Editions Heloise d’Ormesson

Kim vient de perdre sa grand-mère. Son roc, son modèle, la femme qui l’a élevée a préféré mettre un terme à sa vie plutôt que de se regarder vieillir encore. Kim n’a pas connu son père et a perdu sa mère jeune. Sa grand-mère était sa seule famille. Il ne lui reste désormais que Clovis, son petit ami, qu’elle va pourtant fuir malgré le réconfort qu’il lui apporte. Car Kim veut comprendre ce qui a poussé sa grand-mère à vouloir partir à son âge.

Elle quitte son île bretonne pour Antibes afin de devenir la dame de compagnie de Gilonne, une ancienne actrice exigeante. Elle espère ainsi qu’en côtoyant cette femme âgée, elle comprendra le geste de sa grand-mère. Elle y rencontre le fils de Gilonne, Côme et prend petit à petit ses marques. Puis un jour, elle découvre que Côme est censé être mort depuis plusieurs années.

Kim va mener sa petite enquête, inquiète à l’idée que Gilonne ne soit victime d’un imposteur. Sans oublier sa propre enquête personnelle. Va-t-elle trouver des réponses à toutes ses questions ? Lire la suite

La plage de la mariée, Clarisse Sabard, Editions Charleston

Après le succès des Lettres de Rose, Clarisse Sabard nous revient avec son second roman, La plage de la mariée.

Zoé, jeune niçoise sans emploi tente de trouver un terrain d’entente avec sa conseillère Pôle Emploi lorsqu’un appel va bouleverser sa vie ; ses parents ont eu un grave accident de moto. Lorsqu’elle arrive à l’hôpital, son père est décédé de ses blessures et sa mère est très proche de le rejoindre. Pourtant cette dernière trouve la force de révéler à Zoé que celui qu’elle a toujours aimé comme son père n’est pas son père biologique. Ses derniers mots sont l’unique indice qu’elle laisse à sa fille ; « La plage de la mariée », avant de décéder à son tour.

Le monde de Zoé s’écroule. Après des semaines passées renfermée sur elle-même, puis quelques recherches sur ce mystérieux indice, Zoé quitte Nice pour s’installer en Bretagne, dans l’espoir de trouver l’identité de son père. Là-bas, elle rencontre Alice qui l’embauche dans sa cupcakerie, Gégé un ancien instituteur, Gaël et sa fille Capucine, et tant d’autres personnes attachantes. Le charmant Nicolas va croiser sa route, ses grands-parents vont apprendre à la connaitre, mais Zoé peine à retrouver son père, les gens ayant connu sa mère ne souhaitant pas déterrer le passé sous peine de souffrir. Zoé désespère et finit par s’interroger sur sa mère ; la connaissait-elle vraiment ?

Car ses découvertes débouchent sur d’incroyables révélations qui vont la bouleverser… Lire la suite

Livre Paris 2017

Le Salon Livre Paris…

Depuis le temps que j’en rêvais, je l’ai fait ! Et quel weekend magique !

Vendredi, 6h top départ de Vienne, et après 7h de divers transports et de lecture, je retrouve Caroline aux Editions Leduc.s pour une visite de leurs locaux (et quel splendide lieu de travail !), rencontrer ses collègues et pour un repas bien mérité.

Puis direction LE salon du livre par excellence. C’est immense, il y a des livres partout, je suis en extase. N’ayant pas particulièrement étudié le programme, je déambule parmi les stands en essayant de me repérer.

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Tu ne perds rien pour attendre – Janis Otsiemi – Sang neuf

Nouvelle collection polar chez Plon, intitulée « Sang neuf », et bonne nouvelle pour les amoureux des mots, l’auteur choisi pour inaugurer le petit bébé est Janis Otsiemi, écrivain gabonais venu tout droit de chez Jigal, et auteur, entres autres,  de l’excellent « le chasseur de lucioles »!

Dans le climat chaud et sature de Libreville, Jean-Marc, flic assoifé de vengeance suite à la mort de sa soeur et de sa mère renversées par un chauffard qui s’avère etre le fils d’un ex-ministre (et donc, vous l’aurez compris, non poursuivi!), rentre dans la police afin de venger les siens! Un soir où il erre d’un pub à l’autre, il raccompagne une jeune femme qui est censé être morte assassinée! De là, l’enquête commence… Lire la suite

« Les Brumes de Grandville – Tome 1 : Monotropa Uniflora » de Gwendoline Finaz de Villaine (French pulp) * entre rêve et réalité

Alors qu’en 1919 la France et l’Europe tentent de gommer les cicatrices toutes récentes de la Grand Guerre, Apollonie Destrac a décidé d’être optimiste – après tout, même si la guerre semble lui avoir tout pris, elle a aujourd’hui la possibilité de sortir de l’institution religieuse où son père l’avait placée sans trop de scrupule. Elle a en effet été recommandée par sa tante, femme de chambre de la comtesse de Montfaucon, pour enseigner aux demoiselles de la famille la musique et le chant. Même si ses élèves ne sont guère plus âgées qu’elle et qu’Apollonie se heurte rapidement à leur condescendance, la jeune femme décide qu’elle a de la chance et de faire de ce poste – que beaucoup peuvent lui envier, comme le prouve aussi le ressentiment de quelques domestiques – est un tremplin vers une vie plus belle. Le château de Grandville est superbe et la famille vit dans une opulence étonnante quelques mois après la fin d’un conflit qui a ravagé la région picarde – mais ce que les habitants leur envient le plus, c’est le retour d’Hector, le fils de la famille, engagé dès 1914 et revenu indemne du front…. Mais est-ce bien le cas ? Car Hector, si gentil et avenant avant la guerre, est à présent un homme cynique, froid et cruel que sa mère et ses sœurs tentent à reconnaitre et peinent à excuser le comportement grossier et incompréhensible. Un comportement qui n’empêche pas Apollonie de tomber sous le charme de son propriétaire, jusqu’à ce qu’une voix mystérieuse et semblant venir de l’au-delà ne la mette en garde : si la guerre a rendu les hommes solidaires, le décès ou parfois la disparition totale de certains a engendré dans les esprits perturbés d’autres jeunes gens des stratagèmes démoniaques.

Ce premier tome des Brumes de Grandville se positionne comme une belle romance historique, joliment originale grâce cette voix désincarnée qui séduit et accompagne la jolie Apollonie et nous entraine aux limites du fantastique. La description de la France exsangue, traumatisée par ses morts mais peut-être aussi surtout par une génération d’hommes estropiés et à jamais hantés par la vie dans les tranchées, est parfaite de justesse et d’authenticité. Les jeunes lecteurs (car ce roman s’adresse en premier lieu à ce public) découvrent la difficulté des populations civiles et du gouvernement de l’époque à prendre en charge ces « survivants » qui se réadaptent difficilement à la paix, à remettre en place une administration en lambeaux, à approvisionner en nourriture des régions rurales et reculées dans lesquelles les restrictions continueront des années après la signature de l’Armistice. Pour autant, et avec tout autant de plaisir, nous suivons Apollonie et une génération sacrifiée de jeunes hommes et femmes ayant grandi pendant la guerre et déterminés, une fois celle-ci terminée, à vivre pleinement : essor des bals et démocratisation de la musique, renouveau de la mode, émancipation des jeunes femmes, …

Le tout est enrichi par une romantique et compliquée histoire d’amour, un stratagème machiavélique à déjouer, des personnages principaux et secondaires attachants, convaincants et aux propos drôles et sensés, un suspense qui fonctionne merveilleusement, une scène finale qui donne envie d’en savoir plus, … Bref, ce premier tome des Brumes de Grandville inaugure une saga qui s’annonce passionnante et que nous prendrons plaisir à vous présenter !

Et voici la fleur qui donne son nom à ce premier opus prometteur

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